Lire Harrison…

Cet après-midi, la redécouverte de mes carnets me donnent plus qu’une certaine nostalgie : une véritable envie d’écrire ! Etre capable de dépasser le quotidien pour y trouver cette petite touche d’universalité -ou d’humour- où les deux, qui donnent la qualité de l’écrit. Et surtout, retrouver le plaisir d’écrire, avant tout pour soi…

La lecture en cours de « Warlock », de Jim Harrison, n’est sans doute pas étrangère à ce retour. Tout mon séjour irlandais est associé en moi à une forme de désir d’Amérique, d’une certaine Amérique. Le temps « perdu » entre deux lectures de Harrison me frappe. J’ai bien sur eu d’autres expériences : Makine et l’expérience sensible de « Requiem pour l’Est » , et tant d’autres. Mais finalement, aucune de ces expériences ne m’a ramené à l’intimité de la cheminée de ma demeure dublinoise, Derrynane gardens, tout comme cette cheminée me ramenait sans cesse à Jim Harrison, Thomas MacGuane, Fante, James Crumley ou Calvin Russell. Sans oublier le passeur, Jack Daniels…

« Le voyage du retour se passa dans la morosité. La route paraissait interminable. Le manque de sommeil lui embrouillait l’esprit. » Sorcier, Jim Harrison, chapitre 28